Montbéliard : le TGV va tellement vite... qu’on ne dort plus à l’hôtel
Après la tempête du Tour de France, les chambres des hôtels montbéliardais se vident. Photo Jérémy Billault
Début juillet, les Eurockéennes et le Tour de France ont apporté beaucoup de clients. Ensuite ? Calme plat dans les couloirs. La faute au TGV, à en croire les hôteliers du pays de Montbéliard. L’aller et retour depuis Paris ou Lyon se fait tellement rapidement qu’on ne dort plus à l’hôtel…
L’été avait bien commencé pour l’Aire urbaine, au cœur de l’actu : malgré une météo apocalyptique, les Eurockéennes battaient des records une semaine avant que le Tour de France ne débarque sur les routes franc-comtoises. Des milliers d’amateurs de musique ont alors laissé place à autant de passionnés de vélo au bord des routes et dans les hôtels.
« Merci au Tour de France et aux Eurockéennes ! On ne trouvait plus une chambre dans les hôtels du coin », se réjouit le directeur de l’hôtel Ibis de Montbéliard. Période dorée ? Certes. Tremplin pour le tourisme estival dans la région ? Pas vraiment. Si du côté des hôteliers on se réjouissait d’avance d’une période riche en clients, on craignait aussi une baisse tout au long de l’été. C’est notamment ce qui s’est passé dans les hôtels Ibis et Relais vert de Montbéliard. En comparaison avec le mois de juillet 2011, les chambres ont profité cette année de plus de temps libre. À qui la faute ? À l’arrivée du TGV Rhin-Rhône dans l’Aire urbaine. On ne peut pas nier l’impact de la nouvelle gare TGV qui apporte beaucoup à la région : à quelques heures de Paris, Strasbourg ou Lyon et à seulement quelque 25 minutes de Besançon, la ville devient plus attractive et rassure ceux qui n’aiment pas les longs voyages. Mais le bonheur des uns fait le malheur des autres. S’il est désormais simple d’aller et venir dans la région, il est évident que l’on s’y attarde le moins possible. Autrement dit : on ne va plus à l’hôtel. En tout cas, on y va moins.
« Depuis l’arrivée du TGV, nous avons moins de clients et nos différents bilans sont en baisse », déplore-t-on du côté de l’hôtel Relais vert, à Montbéliard. La baisse de fréquentation des hôtels pendant le mois de juillet est si forte que le bilan est en baisse malgré le Tour de France et le succès des Eurockéennes. Fort heureusement le pays de Montbéliard est riche en événements : les hôteliers comptent sur le Festival des Mômes et le Marché de Noël, par exemple, pour continuer à remplir leurs établissements qui malgré tout, souffriront à long terme de l’arrivée du TGV. Un mal pour un bien.








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