Trois cantons « Non » massif à la dissolution de deux syndicats intercommunaux
le 21/07/2011 à 05:00 par Françoise Jeanparis
Thierry Bonfils, le président du Sivu des Essarts a été reçu la semaine dernière par le sous-préfet de Montbéliard auquel il a présenté le fonctionnement du syndicat. Photo Françoise Jeanparis
Ils ont débattu, argumenté et voté mardi soir à la mairie d’Étouvans qui accueillait le conseil communautaire des Trois cantons. Aux propositions du préfet de dissoudre le syndicat intercommunal des Essarts et le syndicat des eaux de la Vallée du Rupt, les élus ont opposé un vigoureux « non ».
« Le 14 Juillet, c’est terminé. Arrêtez de vous envoyez des fusées », lance Claude Villard, le maire de Colombier-Fontaine dans une invite aux délégués communautaires à mettre un bémol à leurs ardeurs verbales. Si les débats furent parfois chauds bouillants, les flèches décochées, entre délégués, acérées, au final, le consensus l’a emporté puisque tous -ou presque- ont dit « clairement » leur opposition aux dissolutions proposées par le préfet à l’aune du nouveau schéma de coopération intercommunale qui devra être « plié, soldé » d’ici la fin de l’année. D’abord celle du syndicat intercommunal des Essarts qui regroupe trois communes de la Comcom (Berche, Étouvans, Dampierre-sur-le-Doubs) et Écot, hors communauté de communes. Le transfert des compétences du Sivu vers la CC3C n’emporte pas l’adhésion des quatre communes concernées.
Brut de décoffrage
Mardi soir, le conseil communautaire a fait sienne la délibération des conseils municipaux qui sollicitent le maintien de cette structure « qui a prouvé son efficacité avec un budget maîtrisé, une équipe d’agents motivés ». De l’avis des élus, il n’y a pas doublon ou redondance entre les compétences de la Comcom et celles du Sivu. « Cette affaire a été mal emmanchée », estime Gaston Cornu en référence à la réaction des quatre maires qui aussitôt la nouvelle tombée, ont filé chez le sous-préfet pour dire leur désaccord. « Il fallait que toutes les parties se mettent autour de la table », ajoute le président Cornu. « Ce débat, il aurait dû être provoqué avant de proposer la dissolution » rétorque Thierry Bonfils, le président du Sivu. « Ça, tu le reproches au préfet, pas à moi, riposte Gaston Cornu. Dès que j’ai appris la proposition de dissolution, j’ai appelé mes deux vice-présidents, Jean-Luc Petiot (Berche) et Anne-Marie Hadiuk (Étouvans) pour qu’ils se rapprochent de l’équipe du Sivu en vue d’organiser une réunion. C’est clair. Vous n’avez pas voulu de moi ». « Inutile de discuter des heures, assène Daniel Jeannin, le maire de Montenois. Tout le monde est contre cette dissolution. Ça nous est tombé sur le nez façon brut de décoffrage et c’est regrettable ». Les délégués opposent à cette proposition préfectorale « un avis défavorable ». Position identique (sauf deux abstentions), quant à la dissolution du syndicat des eaux de la Vallée du Rupt présidé par Henri Joannes. L’idée est de le fusionner à la Communauté de communes de la Vallée du Rupt, laquelle a déjà voté contre.
Exclue des décisions
Dix des douze communes du syndicat des eaux sont rattachées à la CCVR, les deux autres (Montenois et Lougres) à la CC3C. Or Montenois représente, à elle seule, 25 % de la consommation d’eau (91 000 m³ sur les 372 000 m³/an). Dissoudre le syndicat pour le faire absorber par la CCVR signifie que Montenois, plus grosse commune du réseau, n’aurait plus son mot à dire quant à la gestion de son eau puisqu’elle ne siège pas à la vallée du Rupt. « Montenois se retrouve exclue de toute décision. On la prive ainsi de participer aux décisions d’un autre EPCI que celui auquel elle est rattachée », argumentent les délégués. « Ce syndicat fonctionne bien, plaide Daniel Jeannin. On vient de faire une usine de traitement performante. On dispose d’un réseau d’eau potable qui tient la route. 80 % d’eau produite est distribuée ». Les délibérations du conseil communautaire doivent éclairer les travaux de la CDCI (Commission départementale de coopération intercommunale) qui se réunit le 2 août. Mardi soir, Gaston Cornu n’a pas pris part aux votes. Simplement parce qu’il s’est déjà prononcé en tant qu’adjoint à Lougres, qu’il revotera en août comme membre de la CDCI. Faut pas abuser des bonnes choses !
La CC3C a misé sur le bois déchiqueté pour chauffer ses logements à Beutal, Villars-sous-Écot et sa halte véloroute de Saint-Maurice. Les plaquettes forestières lui sont fournies par une entreprise de Granges-le-Bourg (70) qui vient de lui faire savoir que ses tarifs allaient passer de 25,50 € à 42 € le m³ pour la prochaine saison de chauffe. La pilule est dure à avaler. « Avec cette augmentation, on n’est pas loin du prix du fioul », dénonce Christian Hirsch, le maire de Villars-sous-Écot. « Je trouve scandaleux qu’une boîte qu’on a fait fonctionner nous plante au milieu du guet. Elle n’a pas avisé les petites communes de cette augmentation comme Saint-Maurice-Colombier qui a fait le choix du bois déchiqueté pour chauffer son école », se fâche le maire Alain Galliot. Riposte de la CC3C qui dégaine la carte de la concurrence, vient de lancer une consultation auprès de fournisseurs de plaquettes dans le Territoire, le Haut-Doubs et le Jura. Le mieux disant décrochera le marché. Le conseil communautaire va plus loin encore en imaginant de construire un bâtiment pour y stocker son propre bois déchiqueté qui provient de la forêt comme de la taille de haie après fermentation. La commission développement durable présidée par Jean-Luc Petiot est chargée d’y réfléchir. Elle se réunit d’ailleurs demain soir à Lougres pour plancher sur un autre grand projet environnemental : la vente de récupérateurs d’eau et d’arbres fruitiers.
Le prochain conseil communautaire se réunira le 8 septembre à Saint-Maurice-Colombier.
le 21/07/2011 à 05:00 par Françoise Jeanparis
Iookaz - Vos petites annonces gratuites en Franche-Comte
-
168 000 €
-
169 000 €
Consulter également les tags
Tags favoris 

Annonces gratuites
Iookaz.com : site d'annonces gratuites
Des milliers de petites annonces en Franche-Comté dans l’immobilier l'automobile, l'emploi les services à la personne.




pour ajouter le tag de la page à vos tags favoris.
Supprimer
Vos commentaires
Les commentaires sont clos.