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La petite musique des petites mains du festival à Audincourt

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Rencontres et racines La petite musique des petites mains du festival à Audincourt

Insolite La montre du Jour des Morts

le 02/11/2012 à 05:00 Sam Bonjean
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La fameuse tête de mort, symbole de la fête mexicaine.  Photo DR

La fameuse tête de mort, symbole de la fête mexicaine. Photo DR

El Dia de los Muertos. À traduire en français par le Jour des Morts. Cette fête traditionnelle mexicaine, célébrée le 2 novembre, qui balance entre catholicisme et paganisme, résonne d’un écho tout particulier en Haute-Saône, du côté de Champlitte, où le rite n’a plus de secret. On le sait, en 1833, de nombreux Chanitois ont fui la misère générée par le phylloxera qui avait ravagé la vigne locale, pour venir s’établir au Mexique, autour des localités de San Rafael et Jicaltepec, dépeintes comme un El Dorado.

Aujourd’hui, les noms de Couturier, Grappin, Thomas, Capitaine, Meunier, Maitret, Vaillard, etc. descendants des pionniers, fleurissent et rayonnent sous le chaud soleil de l’état de Veracruz. Depuis 2003, « el Dia de los Muertos » est inscrit au « patrimoine culturel immatériel de l’humanité », de l’Unesco. Pour être parfaitement raccord avec l’actualité du jour, la maison horlogère Romain Jerome, qui s’est fait une spécialité du détournement des légendes contemporaines et passées, a décidé de présenter sa montre « Dia de los Muertos ». En s’inspirant du symbole même utilisé par les Mexicains pour incarner (si l’on ose dire) les festivités. À savoir ces « calaveras », des têtes de mort, déclinées sous formes de sucreries et autres babioles qui ont vocation à se muer en porte-bonheur. Ici, Romain Jerome a opté pour le luxe, avec un crâne richement décoré et émaillé à froid. « Les sept couleurs que l’on retrouve sur l’applique évoquent les sept étapes que doit traverser l’âme du défunt avant de pouvoir trouver le repos », décrypte, un rien mystique, l’horloger genevois qui joue sur l’ambivalence du moment. La tristesse et la joie que les Mexicains expriment ainsi sur les cimetières en festoyant sur les tombes de leurs chers disparus. Une manière d’exorciser la mort. Maintenant, on ignore si ces montres (produites en série limitée) connaîtront le succès au Mexique et à Champlitte ou si elles trépasseront aussi vite que les chrysanthèmes livrés aux gelées automnales de novembre. Ici comme ailleurs, tout n’est que question de temps.

le 02/11/2012 à 05:00 Sam Bonjean

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