Belfort Plainte du collectif contre le racisme et l'islamophobie contre le député UMP Damien Meslot
Jean-François Copé avec Damien Meslot samedi à Belfort.
Un représentant du « collectif contre le racisme et l’islamophobie » a déposé plainte, hier au commissariat de police de Belfort, contre le député UMP Damien Meslot.Cette démarche fait suite à une altercation qui s’est déroulée devant la salle des Fêtes de Belfort où allait se dérouler un meeting de Jean-François Copé, samedi. Des militants du collectif se sont présentés avec des pains au chocolat pour en faire la distribution. Cette action faisait suite aux propos de Jean-François Copé dénonçant le « racisme anti-blanc » et les « voyous » arrachant les pains aux chocolats des élèves dans les collèges pendant le ramadan. Le collectif évoque dans sa plainte des « violences » du député qui, selon un de ses responsables, aurait « arraché » un panier plein de pains de chocolats à une jeune femme. Ces faits ne figurent pas dans les images de nos confrères de France3 qui ont filmé l’altercation. On y voit, vers 17 h 30, Damien Meslot à l’entrée de la salle des Fêtes, aller au contact de huit militants du collectif en train de manifester. « Vous cherchez la provocation » déclare l’élu aux manifestants, avant, s’adressant à la caméra, d’ajouter « Les Frères musulmans ont une vieille tradition de provocation ». Il est alors pris à partie par Mustaphe Mansour, du collectif, qui crie : « Je t’emmerde, gros raciste » avant d’expliquer qu’il réagit au fait d’être présenté « comme un Frère musulman », alors que Damien Meslot ne le « connaît même pas ». A la vue de la scène, nous dirons simplement à provocation, provocation et demi, le député UMP ayant beau jeu, ensuite, de prendre à témoin la caméra : « Ecoutez les insultes contre un élu de la République ». M. Mansour a ensuite indiqué qu’il maintenait ses propos contre M. Meslot en répétant que le député venait de prendre « violemment » à partie une militante. Damien Meslot, pour sa part, a déclaré que ce petit groupe avait tenté de faire intrusion dans la salle des Fêtes pour perturber le meeting et avait été bloqué par le service de sécurité. « Je trouve scandaleux qu’un petit groupe violent veuille empêcher un meeting républicain de se tenir. On commence comme cela et, demain, on veut forcer les femmes à porter le voile, à ce qu’il y ait des horaires différents dans les piscines. C’est le début de la fin si on cède à ces groupes violents qui ne représentent personne » a-t-il indiqué sur le plateau de nos confrères de France 3 Franche-Comté.








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