Corse Propriano : l'adieu à Me Antoine Sollacaro
Des avocats portent le cercueil de Me Antoine Sollacaro, lors de ses obsèques à Propriano, en Corse-du-Sud, le 19 octobre 2012. ©AFP / Pascal Pochard-Casabianca
Les obsèques de l'avocat Antoine Sollacaro, assassiné mardi à Ajaccio par deux hommes à moto, ont débuté vendredi à 15H00 dans son village natal de Propriano (Corse-du-Sud), en présence d'un millier de personnes, dont de nombreux confrères en robe noire.
Avocats corses, mais aussi des barreaux de Marseille, Paris et Nice notamment, magistrats d'Ajaccio et de Bastia, élus de tous bords, amis, proches... En tout un millier de personnes sont venus rendre un dernier hommage à l'un des avocats les plus connus de l'île.
Le cercueil de bois clair de Me Sollacaro a été porté par six avocats ajacciens, dont ses collaborateurs, à l'intérieur de l'église Notre-Dame de la Miséricorde, pleine à craquer au-dessus du port de Propriano. Il a été déposé devant l'autel, avec la robe de l'avocat pénaliste en travers du cercueil.
Avant l'office religieux, le bâtonnier d'Ajaccio, Me Marc Maroselli, a prononcé l'éloge funèbre du pénaliste assassiné, insistant sur "sa générosité, ses qualités de juriste opiniâtre et clairvoyant", qui était un "grand travailleur et un homme de coeur".
"Tu étais un homme de convictions, corse jusqu'au bout des ongles, mais ouvert sur le monde, grand voyageur, amoureux de peinture et homme de culture", a dit le bâtonnier.
Depuis mardi, Propriano, station balnéaire de quelque 3.000 âmes où Me Sollacaro avait vu le jour le 30 janvier 1949 et où il avait toujours conservé un cabinet secondaire, était en deuil, la plupart des commerces devant fermer leurs portes pour les obsèques.
Dans la matinée, le barreau de Marseille, qui compte de nombreux avocats corses, avait observé une minute de silence à la mémoire de Me Sollacaro, tué de neuf balles mardi à Ajaccio, à 63 ans.








pour ajouter le tag de la page à vos tags favoris.
effacer tout


Vos commentaires
Les commentaires sont clos.