Faits divers Nouvelle cache d'armes découverte à Belfort, un suspect arrêté
38 fusils d'assaut ont été saisis par la police près de Belfort.
«Ces armes étaient très probablement destinées à alimenter le milieu du grand banditisme, à la fois en région parisienne mais aussi sur Marseille et en Corse», a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet, saluant une «»très belle opération de l'Office central de lutte contre la criminalité organisée (Oclco)«.
De son côté, le Parquet de Paris a souligné aussi le »caractère exceptionnel« de la saisie.
L'arsenal découvert à Chèvremont, à quelques kilomètres de Belfort, contenait notamment 38 fusils d'assaut, dont des M16, des Uzi et une kalachnikov, 150 armes de poing (des HK et des Glock), des grenades offensives et défensives, plus de 200 kg de cartouches et 500 grammes d'explosifs, selon des sources judiciaire et policière. Les policiers ont également mis la main sur un total de 38.000 euros.
Le tout était dissimulé dans trois armoires fortes au domicile de la belle-mère du suspect, âgé de 46 ans, inconnu des services de police et qui s'est présenté comme »gérant de pharmacie«, selon une source policière.
Pierre Lab, maire de Chèvremont, commune de 1.500 habitants où vivent des salariés d'entreprises de Belfort, Sochaux ou Mulhouse, ne dissimulait pas sa stupéfaction devant l'arrestation d'un »citoyen au-dessus de tout soupçon«, un »notable«.
»Installé dans le village depuis au moins 25 ans, il y vit avec sa femme dans une maison sans charme en face de la mairie. Sa belle-mère habite un peu plus loin dans le village«, a-t-il raconté.
»atelier«
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Cet homme qui devait être présenté à un juge d'instruction dans la soirée aurait affirmé lors de sa garde à vue n'être qu'»une +nourrice+«, terme désignant dans le jargon policier une personne chargée de stocker des produits interdits, armes ou stupéfiants, selon une source policière.
Mais les enquêteurs auraient aussi découvert à son domicile »un atelier avec des outils« pouvant laisser penser à »un atelier d'usinage«, selon une source judiciaire.
Le quadragénaire, dont le parquet a réclamé qu'il soit écroué, était aussi un ami de lycée d'un homme arrêté fin septembre, qui se prétend collectionneur mais que les enquêteurs soupçonnent d'avoir animé un vaste trafic d'armes.
Dans le cadre de cette instruction conduite depuis mai par la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris, trois hommes ont en effet déjà été mis en examen fin septembre notamment pour infraction à la législation sur les armes, pour acquisition, détention et cession d'armes en bande organisée, transport d'armes et association de malfaiteurs.
Le premier, celui qui se présente comme un collectionneur, a admis avoir »remilitarisé« et vendu entre 150 et 200 armes de guerre en un an, avait dit le procureur de Paris François Molins.
Le deuxième, vivant dans le Val-de-Marne, a été condamné à une dizaine de reprises et est fiché au grand banditisme. Le troisième est un quadragénaire de Haute-Corse, interpellé lors d'une transaction avec le »collectionneur« dans la banlieue de Belfort. Il est connu pour des affaires de droit commun et avait été entendu dans des affaires liées à Armata Corsa, groupe armé nationaliste corse aujourd'hui disparu.
Une vingtaine de kalachnikov, 9 fusils d'assaut M16, 4 pistolets mitrailleurs, 20 kg de TNT avaient été saisis lors des premières interpellations, de même que 33 kg de munitions et un total de 50.000 euros.








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