PSA Ce que révèle le rapport Secafi sur « le coût du capital »

le 12/10/2012 à 05:00
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Archives Le Pays Lionel Vadam

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Le cabinet d’experts Secafi, sollicité par les représentants du personnel de PSA Peugeot Citroën, a confirmé hier la situation financière « tendue » voire « grave » du groupe, ont rapporté les syndicats, la CGT estimant toutefois qu’il « relativise » la situation.

Mandaté par le comité central de PSA Peugeot Citroën, le cabinet Secafi vient de rendre la première partie de son expertise.

La CGT de Sochaux fait l’analyse suivante : « Le rapport souligne que les résultats du 1er semestre 2012 sont faussés par un jeu de provisions « non courantes » très lourd. Ainsi le résultat net présenté à – 745 millions € est plombé par 612 millions de « provisions exceptionnelles » et par un niveau d’investissement record, principalement à l’international. Le niveau d’investissements passés par la direction dans les comptes semestriels passe de 1,1 milliard en 2010 à 2,2 en 2012. Il met en évidence que la « division auto » de PSA est aussi mise dans le rouge artificiellement par des transferts aux autres sociétés du groupe, réalisés notamment par le biais des « surfacturations » à PCA pratiquées par les autres branches de PSA (Faurecia, GEFCO, PSA Finance), qui, elles, restent toujours fortement bénéficiaires. Cela est illustré par le fait que la vente de GEFCO aux chemins de fer russes, qui amène un réalignement sur les prix du marché, va provoquer une baisse de prix de 2,5 % pour la branche auto de PSA ! Le rapport conteste donc l’assertion de M. Varin selon laquelle « le groupe PSA brûlerait 200 millions € de cash par mois ».

Toujours selon Secafi, PSA resterait « un groupe peu endetté (2,3 milliards d’euros), comparé aux autres constructeurs automobiles, et qui peut compter sur d’importantes disponibilités financières ». Secafi souligne que « l’endettement du groupe PSA a baissé au 1er semestre de 23 à 16 % ». Pour autant, Secafi considère que « La situation financière de PSA est « tendue » en raison notamment de la politique de rachat d’actions et de dividendes qui a coûté 6 milliards € à l’entreprise ».

L’intégralité du rapport fin novembre

Pour la CGT, « La question de la restitution des sommes ainsi détournées est posée ». Cette première partie du rapport, qui sera connue dans son intégralité fin novembre, « rétablit donc un certain nombre de vérités », souligne la CGT de Sochaux. Le syndicat y trouve « la confirmation que ce qui est en cause, ce n’est pas le coût du travail en France, mais plutôt le coût du capital et l’appétit de M. Varin, P.-D.G, pour une globalisation à marche forcée avec son cortège de délocalisations et la casse de l’emploi en Europe. Pour la CGT, la question n’est pas tant de trouver les financements de cette stratégie, mais d’en changer ».

le 12/10/2012 à 05:00

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