Trevest Les 85 licenciements repoussés au mois de novembre
C’est dans un climat tendu que doit être réuni aujourd’hui un comité d’établissement au cours duquel il sera question, entre autres sujets, des conclusions de l’expert. Photo Jacques Balthazard
Les 85 licenciements économiques chez Trevest, fournisseur automobile implanté à Technoland Étupes, qui devaient intervenir le 12 juillet dernier, sont repoussés au 22 novembre prochain.
Le comité d’établissement (CE) prévu aujourd’hui dans la filiale du groupe Trèves risque fort d’être tendu pour deux raisons majeures. La première résulte de ce que les organisations syndicales ne savent toujours pas si l’expert, qui a été mandaté par le CE, a fini par obtenir tous les documents demandés à la direction du groupe, et peut de ce fait faire état de ses conclusions.
La seconde raison a fait croître encore les tensions du fait que le 27 juillet dernier, la CFDT a signé un nouvel accord de méthodes et obtenu, par voie de conséquence, « une revalorisation », comme le précise David Barbier, responsable du syndicat, mais aussi « un nouvel échéancier repoussant les 85 licenciements économiques annoncés au printemps dernier au 22 novembre prochain ».
« De toute façon, commente Marie-Astrid Mladenociv, responsable de la CGT, qui ne décolère pas, cela ne change rien. C’est fort de café de signer un nouvel accord de méthodes le premier jour des congés de Trevest, et ce même pas dans l’entreprise, mais dans un hôtel proche de Belfort ».
La CGT, qui n’avait pas signé le premier accord de méthodes, n’entend pas entrer dans cette logique. Le syndicat s’assurera aujourd’hui que la direction de Trèves a bien transmis les documents exigés par l’expert.
Puis le syndicat avisera, sachant que des négociations concernant les conditions de départ des salariés concernés seront entamées les 6 et le 13 septembre prochains.
Quoi qu’il en soit, les représentants du personnel seront informés des suites lors d’un comité d’entreprise extraordinaire.
Reste que les conclusions de l’expert pourraient peser lourdement si d’aventure elles ne légitimaient pas les suppressions d’emploi pour des raisons éminemment économiques.
Au cours des mois passés, CFDT et CGT n’ont cessé d’affirmer que le motif économique n’était pas recevable en l’état. L’une et l’autre organisations syndicales avaient clairement laissé entendre que la responsabilité du groupe Trèves était engagée et qu’elle entraînait de facto, ce que la direction concernée a toujours contesté, la disparition de l’activité de fabrication de sièges pour l’automobile, avec les conséquences que l’on connaît au plan social.








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