Crash à Solemont Les débris humains confiés à un laboratoire génétique près de Lyon
Les derniers débris de l’avion Pilatus PC-12 qui s’est écrasé vendredi à Solemont. Une reconstitution permettra d’en savoir plus sur les circonstances de ce crash. Photo Lionel Vadam
Pour identification formelle des corps à partir d’ADN, les débris humains des quatre passagers de l’avion qui s’est écrasé vendredi dernier à Solemont, ont été acheminés par les gendarmes, ce jeudi, à l’Institut national de police scientifique à Écully.
Chargé de l’enquête judiciaire, le parquet de Montbéliard a sollicité les trois plus grands laboratoires français susceptibles de réaliser les travaux génétiques dans les meilleurs délais. Pour répondre à la demande légitime des familles en deuil dans l’attente de récupérer les corps des leurs. Le parquet en a fait « l’urgence et la priorité ». Son choix s’est porté sur l’Institut national de police scientifique à Écully (Grand Lyon). Les gendarmes ont pris la route hier avec leur funèbre transport. « L’institut confiera les prélèvements humains à ses laboratoires de Lyon et de Marseille pour accélérer les identifications scientifiques. Ils travailleront à plein-temps sur cette affaire », précise le vice-procureur. Le nom des passagers de l’avion d’affaires qui s’est écrasé à Solemont figure bien sûr sur le plan de vol : quatre ressortissants helvétiques qui revenaient d’un voyage en Belgique (un pilote professionnel, un artiste et deux architectes). « Nous supposons mais nous n’avons aucun élément d’identification formelle des victimes d’abord. On veut être certain qu’il y avait quatre passagers à bord. Pas cinq. Pour des raisons éthiques ensuite, les recherches ADN permettront de rendre aux familles leurs défunts ». Les analyses devraient prendre quatre ou cinq semaines. L’exploitation technique des débris de l’avion sera bien plus longue. Plusieurs mois sans doute. Il est à peu près établi que le Piltatus a décroché à 8 000 m d’altitude et a piqué, sans doute en vrille, à au moins 1 000 km/h. Ce qui explique que l’avion en perdition se soit ainsi désagrégé mais par les causes de ce décrochage brutal. Seront-elles un jour connues ? Tant de paramètres entrent en compte. « On peut supposer mais il faut démontrer », conclut Lionel Pascal.








pour ajouter le tag de la page à vos tags favoris.
effacer tout


Vos commentaires
Les commentaires sont clos.