Consommation Marketing au goût fermenté : Babybel s'excuse
Jen-françois Frey L'Alsace - Les paquets de Babybel contenaient des tampons encreurs qui ont choqué par leur message : "des vacances de malade mental".
La marque Bel a présenté ses excuses aux personnes que sa dernière campagne de marketing a choquées. Les associations de parents de handicapés menaçaient de boycott le fromage. Dans les paquets de "Babybel", un tampon-cadeau au message douteux : "des vacances de malade mental".
Depuis le (relatif) génie du slogan "ba ba ba baba by bel" dans les années 80 et 90 et sa ritournelle agaçante, piquée aux Beach boys, mais efficace qui vous obligeait à chanter en coeur dans la cour de récré, la créativité du pôle marketing de chez Bel semble avoir pris du plomb dans l'aile.
La dernière trouvaille, on le suppose, celle du stagiaire, n'aura pas du tout convaincu le public. Il s'agit d'un cadeau accompagnant le sachet du produit phare de la marque, le "mini babybel". Le tampon encreur - destiné aux enfants et censé les mettre dans de bonnes prédispositions, on imagine, pour la corvée de carte postale à tante Odile - a fait scandale. Pour cause, il permet d'imprimer le subtil message "des vacances de malade mental".
Du mauvais goût pas drôle et abrutissant pour les gosses. Les associations de parents de handicapés s'en sont offusquées et le groupe Bel a présenté ses excuses, en précisant avoir détruit son stock de tampons encreurs qui n'étaient pas encore placés dans le circuit de la distribution.
Cette mauvaise pub, ce coup d'éclat raté, ce n'est pas vraiment le premier et l'on gage qu'il ne sera pas le dernier. Le journal du net répertorie ainsi dix des plus grands dérapages de la promotion sur internet. De ceux qui vous feraient croire qu'au point où les publicitaires et autres comminuty managers en sont, vous pourriez vous aussi postuler pour un job dans le marketing.
Ici, L'Express faisait la liste en 2009 des pubs qui ont pour particularité d'être éhontément misogynes. Et le "craquage" ne pend pas au seul nez du capital avec un grand K. Les administrations, les services institutionnels et les collectivités territoriales ont eux aussi leur lot de publicités ambigues. En avril dernier, le comité du tourisme du Jura tombait dans le graveleux en voulant vendre son produit, ses monts et sa gastronomie. L'Alsace s'en faisait l'écho là.
Et un mois avant, en mars, l'Union européenne se fendait d'un clip vidéo vantant l'Europe, mais l'Europe blanche, personnifée dans le corps d'une jeune femme qui désamorçait les attaques de méchants basannés ressemblant un peu trop à des clichés de Chinois, Arabe (branche saoudienne) et, mmh, Brésilien si on suit bien.
Un clip de l'Union Européenne accusé de racismepar LeNouvelObservateur
L'Union avait retiré le clip de ses pages et présenté ses excuses. Pas facile, de toujours jeter un oeil aux dernières productions des stagiaires comm'.








pour ajouter le tag de la page à vos tags favoris.
effacer tout


Vos commentaires
Les commentaires sont clos.