Transports TGV Rhin-Rhône : il reste 50 kilomètres à réaliser
Jean-Pierre Chevènement a évoqué avec le ministre délégué aux Transports le plan de financement des 35 kilomètres de Belfort à Mulhouse et des 15 kilomètres de Villers-les-Pots (Côte-d’Or) à Dijon qui manquent encore pour que toute la ligne Rhin-Rhône soit à grande vitesse., Photo Jean becker
Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort (MRC) a rencontré mercredi Frédéric Cuvillier, ministre délégué au Transport, pour évoquer notamment le financement des 50 kilomètres aux deux extrémités de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône, qui restent à réaliser.
Concernant l’achèvement de la branche Est du TGV Rhin-Rhône, soit trente-cinq kilomètres de Belfort à Mulhouse et quinze kilomètres de Villers-les-Pots (Côte-d’Or) à Dijon, le financement de ces travaux est prévu par le protocole d’intentions signé en janvier dernier avec l’État.
Un gain de 25 minutes
« Mme Bacot, membre du Conseil général du Développement durable, a été particulièrement chargée de mettre au point le plan de financement définitif, commente Jean-Pierre Chevènement. J’ai demandé au ministre qu’elle prenne contact rapidement avec les collectivités locales, et notamment avec les trois régions de France-Comté, Bourgogne et Alsace afin de finaliser avec elle le bouclage du plan de financement. J’ai suggéré au ministre d’utiliser soit la procédure dite « investissements d’avenir », comme l’avait suggéré, en 2010, le président Sarkozy, soit les crédits inscrits au plan de croissance de 120 milliards d’euros adopté, sous l’impulsion de François Hollande, par le Conseil européen du 29 juin. L’achèvement de la branche Est représenterait un gain de temps de vingt-cinq minutes sur les parcours nord-sud et améliorerait substantiellement les temps de parcours sur l’axe Zurich-Paris ».
« Après un échange de vue général sur l’état des projets TGV en France, j’ai souhaité que le dossier des branches Sud et Ouest du TGV Rhin-Rhône soit rapidement mis sur la table, précise le sénateur du Territoire de Belfort. Le TGV Rhin-Rhône ne se limite pas à la seule branche Est : ses deux fonctionnalités nord-sud et est-ouest, qui en font un projet européen, doivent être respectées. S’il existe dans les cartons du ministère un projet de raccordement court entre Dijon et Saulieu, comme j’ai l’ai entendu dire, il faut qu’il soit rapidement porté à la connaissance des élus. Je rappelle que le projet Rhin-Rhône dans son intégralité a été inscrit dans la loi dite « Grenelle de l’environnement ».
Belfort-Delle : démarrage rapide des travaux
« Plus généralement, conclut Jean-Pierre Chevènement, la réalisation du TGV Rhin-Rhône amène nos voisins à vouloir s’en rapprocher (tunnel de Rastatt entre Strasbourg et Karlsruhe, modernisation, voire électrification du contournement ouest des Vosges). Je me tiens en liaison étroite avec l’ensemble des élus de la région, en particulier la présidente de la Région, Marie-Guite Dufay, afin que chacun se mobilise autant que possible pour faire avancer les principaux dossiers de désenclavement de la Franche Comté ».
Sur le dossier de la liaison Belfort-Delle, Jean-Pierre Chevènement explique que la Région de Franche-Comté a récemment accepté de préfinancer le surcoût incombant à l’État pour permettre un démarrage rapide des travaux. « J’ai demandé à Frédéric Cuvillier de veiller à ce que les engagements de l’État, en vue du contrat de plan 2016-2020, soient d’ores et déjà réservés à hauteur d’une trentaine de millions d’euros ».








pour ajouter le tag de la page à vos tags favoris.
effacer tout


Vos commentaires
Vous devez vous connecter pour poster un commentaire
Connectez-vous pour laisser un commentaire
Se connecter