Les châteaux La vie quotidienne à la Citadelle de Belfort sous les deux Empires
Ce dimanche, de 14 h 30 à 19 h, des reconstitutions historiques seront présentées, avec l’évocation de la vie de garnison de la Citadelle à l’époque du Second Empire en partenariat avec l’association des Arquebusiers de l’Est. DR
À Belfort, on ne parle pas de château mais de citadelle, car il s’agit d’un lieu typiquement militaire. Aujourd’hui, la municipalité veut rendre ces vieilles pierres plus vivantes avec un programme d’animations variées.
Une journée à la Citadelle ne suffit pas pour tout visiter, du souterrain au grand couronné, en passant par les salles du musée historique, la terrasse avec une vue imprenable sur Belfort, le Lion, visite incontournable du touriste de passage, une halte au café-restaurant de la Citadelle, sans compter les nouvelles animations qui ont vu le jour cette année. « C’est la première fois qu’une programmation estivale de cette importance est mise en place afin d’offrir des idées de sorties aux Belfortains qui ne partent pas en vacances », explique Jérôme Marche, responsable du service des publics, assistant au conservateur,
Jérôme Marche qui collabore depuis l’âge de 17 ans au musée et à la Citadelle, connaît par cœur chaque œuvre exposée. Si 2011 a vu la création d’un espace Bartholdi au sein du musée historique, cette année, c’est Alphonse de Neuville, ce peintre académique français, élève d’Eugène Delacroix qui est à l’honneur. Il fut l’un des représentants principaux de la peinture militaire du XIX e siècle et s’est spécialisé dans les scènes relatant la guerre franco-prussienne de 1870. C’est ainsi que de nombreuses œuvres retracent les combats dans notre région, comme à Chenebier, actuellement exposée au musée, mais à Villersexel, ou à Belfort.
Pour la petite histoire (plus véridique que la vraie) Jérôme Marche raconte que « la Ville de Belfort, à l’époque, avait commandé un tableau de 9 m² qui devait siéger parmi les cinq tableaux de la salle d‘honneur de la mairie. Et Alphonse de Neuville a refusé la commande pour plusieurs raisons : la commande est arrivée trop tard et il ne pouvait pas réaliser cette œuvre en trois mois. Et comme ce peintre est une véritable star à l’époque, les files d’attente sont de plus de trois heures quand il expose son tableau, Les dernières cartouches, qui a d’ailleurs marqué les esprits. Mais dont l’État n’a jamais acheté ce tableau, installé au salon de Paris, et c’est finalement un collectionneur américain qui a acquis l’œuvre. »
En plus des collections qui évoquent la vie militaire à Belfort ; le public peut découvrir une salle consacrée aux arts et traditions locales ainsi qu’aux civilisations de l’antiquité et la préhistoire, dont les magnifiques mosaïques découvertes à Bavilliers.
La Citadelle de Belfort, comme le Lion, d’ailleurs, a toujours été le centre d’intérêt primordial qui a fait connaître la ville. « À partir de là, nous avons mis au point un billet multisites pour visiter tous les musées de Belfort », note Jérôme Marche.








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