La fouine, mal aimée dans les maisons et les jardins
La fouine vit dans les zones habitées, dans des greniers ou garages, alors que sa cousine la martre vit en forêt. C’est un excellent prédateur de rats, souris et campagnols. Photo Sylvain Cordier
De la taille d’un chat de gouttière, la fouine est un mammifère commun dans notre région.
Proche cousine de la martre, à laquelle elle ressemble, mais que l’on observe essentiellement en forêt, la fouine s’est complètement adaptée à l’homme, au point d’être quasiment dépendante des habitations : grenier, combles, garages représentent autant d’endroits où l’espèce évolue, tout au long de l’année.
Une espèce territoriale et solitaire
La fouine est omnivore et, même si son régime se compose majoritairement de rongeurs, elle ne dédaigne pas les fruits, les œufs ou les déchets alimentaires. Très territoriale et solitaire, l’espèce délimite puis protège avec force les secteurs où elle se reproduit, différents de ceux où elle hiverne ou ceux où elle se nourrit. De fait, aucune pullulation n’est possible. En revanche, chaque espace abandonné est aussitôt adopté et habité par un autre individu. Certaines présences peuvent être incommodantes pour les habitants (odeur et bruits, surtout durant la période de reproduction en avril-mai, les jeunes étant très joueurs). L’espèce est classée parmi les animaux dits « nuisibles » et certaines personnes sont malheureu-sement tentées de piéger les animaux pour les éliminer. Du fait de leurs mœurs territoriales, cet acte n’apportera aucun bénéfice pérenne.
Faire cohabiter l’homme et l’animal
En revanche d’autres solutions, beaucoup plus respectueuses, qui favorisent la bonne cohabitation entre l’homme et l’animal, existent. Le Service de médiation faune sauvage propose des solutions au cas par cas, en fonction des situations. Si c’est la présence de la fouine dans le grenier qui gêne les habitants, il est souvent possible d’en boucher les accès pour le rendre inaccessible. Si les jeunes fouines se roulent dans les jardinières ou parterres de fleurs, les répulsifs risquent de n’agir que peu de temps car les fouines s’y accoutument. Mieux vaut remplacer les géraniums ou vivaces abîmés par d’autres espèces de plantes moins attirantes par leur odeur, ou parfois même par un autre type de terreau. « Chaque cas est unique, nous tâtonnons, il faut faire des tests. Nous essayons de trouver les solutions les plus adaptées et les plus efficaces à long terme », explique la médiatrice Suzel Hurstel.
SE RENSEIGNER Service médiation faune sauvage : Tél. 03.88.22.07.35 ; Courriel : alsace.mediation@lpo.fr. À partir de septembre, le nouveau site internet En Alsace Nature, permettra de découvrir de nombreuses autres espèces et leurs milieux.








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