Faits divers Exincourt : le patron du kiabi gazé par deux braqueurs
photo Françoise Jeanparis
À une heure d’affluence et à visage découvert, deux hommes ont signé un vol à main armée, hier matin, au magasin Kiabi d’Exincourt. Ils ont raflé la recette en liquide de la semaine dernière : environ 35 000 euros.
"On n’est plus sûr de rien. Même pas en faisant ses courses », balance une mère de famille, qui se heurte au rideau métallique du Kiabi, grande surface spécialisée dans l’habillement implantée au centre commercial du Géant Casino à Exincourt. Le magasin a tombé le rideau en fin de matinée. En raison d’un braquage.
Butin conséquent
Planqués à l’intérieur du magasin, attendaient-ils que le manager (ainsi nommé le directeur de l’enseigne locale) quitte son bureau ? À tout le moins, les deux hommes qui ont opéré hier vers 11 à visage découvert savaient ce qu’ils venaient chercher. Et ils l’ont trouvé : en l’espèce, une sacoche contenant la recette de la semaine dernière. Conséquente en pleine période de soldes avec une ouverture exceptionnelle le samedi 14 juillet. Ils ont raflé une somme estimée à 35 000 euros. Muni de ladite sacoche, le patron du Kiabi a donc quitté son bureau vers 11 h pour se rendre dans une réserve attenante au magasin. Ce pour y déposer l’argent dans un coffre-fort dont le local sécurisé est directement accessible aux transporteurs de fonds. Les deux candidats au braquage le suivent. Selon les éléments recueillis par la police, l’un serait âgé d’une trentaine d’années. L’autre un peu plus âgé. Peut-être la quarantaine. Avec une arme de poing, ils braquent le manager qui se trouve alors de dos, lui ordonnent de ne pas se retourner, lui arrachent sa sacoche puis lui balancent un jet de lacrymogène au visage. Les malfrats prennent la fuite par une porte de secours, qui donne accès à un parking situé sur le côté du magasin. Une voiture, avec un complice au volant, les attendait-il ? Ont-ils pris la fuite à pied ? Personne n’a rien vu. L’alerte est aussitôt donnée. Les policiers de la sûreté urbaine se déploient sur site, tandis que la gendarmerie est également avisée. L’ensemble du secteur est quadrillé.
Soigné par les pompier
Gazé, le manager est soigné sur place par les sapeurs-pompiers. Il n’a pas été transporté à l’hôpital. Agressé de dos et à une vitesse éclair, il n’a pas vu la tête de ses braqueurs. La clientèle a été invitée à quitter le magasin (cas de force majeur), tandis que les enquêteurs ont passé la journée à entendre le personnel et éventuels témoins, recueillir des informations pour remonter la trace du binôme, qui n’a pas hésité à frapper à une heure de pointe et à visage découvert.








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