Aucune suppression de postes pour le collectif de l’hôpital
Le collectif réunissant les partis de gauche soutient la démarche unitaire des organisations syndicales. Photo Patricia Louis
Le collectif d’élus de l’Aire urbaine et le comité de défense de l’hôpital interpellent les élus afin qu’ils se mobilisent pour refuser les 95 suppressions de postes.
Sont interpellés en première ligne Pierre Moscovici et Étienne Butzbach, membres du conseil de surveillance du centre hospitalier de Belfort-Montbéliard. Le collectif a également demandé aux conseils municipaux de se prononcer sur la question.
« Les élus ont une responsabilité dans ce dossier. C’est l’existence même de l’hôpital efficace qui est menacée sur les deux sites de Belfort et de Montbéliard », explique Yves Adami, du Parti communiste, au nom de ses camarades du Front de gauche, du NPA (Nouveau parti anticapitaliste) et du Parti ouvrier international. À l’issue d’une réunion qui s’est tenue mardi dernier et à laquelle assistait le comité de défense de l’hôpital, les participants ont décidé de soutenir la démarche unitaire des organisations syndicales en grève.
« La poursuite d’une politique de diminution des moyens indispensables à l’accueil des patients au nom d’un pseudo-déficit conduit petit à petit à une dévalorisation de l’hôpital public », poursuit le collectif. C’est le patient qui doit être prioritaire et non la gestion comptable.
Par ailleurs, le collectif dont la plupart des membres sont hostiles au site médian, demande le rétablissement d’un fonctionnement dynamique des deux sites urbains de Belfort et de Montbéliard. « Il faut arrêter de parier sur un hypothétique hôpital médian dont on sait que les financements ne sont pas encore inscrits dans la Loi de finances. Le résultat est que le projet coûte cher en pénalités de retard alors que les besoins sont immenses sur les deux sites ».
D’ores et déjà, le collectif appelle les usagers à soutenir la manifestation qui se déroulera jeudi prochain.
Pierre Moscovici : « Entre l’impasse et la mystification »
En fin de journée, le collectif et l’intersyndicale ont été reçus par Pierre Moscovici, qui leur a confirmé que le Plan hôpital 2012 était entre « l’impasse et la mystification ». Il n’avait jamais et le feu vert du ministère, contrairement à ce qu’avait affirmé un parlementaire. Selon lui, la difficulté est double : elle est financière concernant le futur site médian, et elle est sociale concernant la souffrance au travail.








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