Valentigney Flash-ball et lacrymo pour contenir 40 jeunes survoltés
Le flash-ball a dû être utilisé vendredi soir. Archives Le Pays
Vendredi soir, quartier des Buis à Valentigney, les policiers ont été contraints de faire usage du Flash-Ball et de jets de lacrymogène pour tenir à distance une quarantaine d’individus très excités qui tentaient de faire obstacle à l’interpellation d’un homme de 36 ans, auteur présumé de menaces avec arme.
À plusieurs reprises, vendredi soir, ils s’en sont pris aux policiers, aux pompiers et aux bus de la Compagnie de transport du pays de Montbéliard. Caillassage, provocations en tous genres, incendie. Si la soirée fut climatiquement douce quartier des Buis, l’ambiance fut très chaude au baromètre des violences urbaines.
Menaces à main armée
Il est environ 22 h 30 quand la police est requise par un chauffeur de bus. À un arrêt de la place Godard (site central du quartier des Buis), le conducteur de la CTPM a été menacé par un homme armé. Il aurait également pointé son pistolet en direction d’un jeune à scooter. Une patrouille déboule aux Buis. Le suspect est rapidement repéré. Aussitôt, un attroupement se forme.
Les policiers, qui ont appelé du renfort, se retrouvent face à une quarantaine de garçons qui, sans connaître les motifs de l’intervention des services de l’ordre, s’interposent à l’interpellation du suspect. Tous les équipages disponibles dans l’agglo convergent sur les Buis. Les jeunes sont d’une rare virulence. Ils multiplient les provocations, balancent des pierres et des bouteilles en direction des policiers. Les insultes pleuvent. Ils veulent en découdre. Cherchent le contact.
Pour les tenir à distance, les policiers sont contraints de faire usage de jets de lacrymogène et tirent par deux fois au Flash-Ball. Le suspect interpellé, ils quittent le quartier sous tension. Dans les minutes qui suivent, le commissariat est avisé par la CTPM qu’un groupe d’individus barre à la route à un bus au niveau de la place Godard. Le bus subit un caillassage en règle. La vitre côté chauffeur est brisée. Résultat : la conductrice, choquée, rentre au dépôt de la Charmotte à Voujeaucourt. La ligne qui dessert les Buis est interrompue. Ce samedi, les chauffeurs ont reçu pour consigne d’éviter les Buis au moindre problème.
Les pompiers sous protection de la police
Vers 23 h, ce sont cette fois les sapeurs-pompiers qui appellent à la rescousse le commissariat de Montbéliard. Une voiture brûle dans un garage à proximité de la salle de l’Ota, située à deux pas de la place Godard. Le feu est d’origine criminelle. Essuyant des jets de cailloux, les secours réclament la protection de la police le temps de maîtriser l’incendie. Hallucinant ! La police intervient.
Alors que les pompiers combattent le feu, les fonctionnaires sont une nouvelle fois obligés de tirer au Flash-Ball pour faire reculer les jeunes survoltés. Sur place, un adjoint au maire de Valentigney, des médiateurs sociaux ainsi que le frère du suspect vont tout faire pour calmer le jeu, raisonner les excités, expliquer que l’intervention de la police est justifiée, ramener l’ordre et le calme dans la cité. Hormis une poubelle qui a brûlé à 2 h 30 rue Armand-Peugeot, le calme est enfin revenu. Aucun blessé à déplorer.
Pistolet à bille
Quant au suspect, un homme de 36 ans domicilié aux Buis, il a été remis en liberté ce samedi. L’arme était un pistolet à billes. Le suspect était très alcoolisé au moment des faits. Il a reconnu avoir bu une bouteille de whisky. Il est sous curatelle et son cas relèverait davantage de la psychiatrie que de la justice. Dans l’impossibilité de joindre samedi ni l’Udaf, ni son curateur, la police a remis l’auteur présumé des menaces entre les mains de sa famille. L’enquête se poursuit. Tant sur le délit commis, que sur les violences urbaines.
Il y a quinze jours à Bethoncourt, policiers et gendarmes ont déjà dû faire face à des jeunes qui faisaient obstacle à l’interpellation de l’auteur présumé d’un rodéo urbain.








pour ajouter le tag de la page à vos tags favoris.
effacer tout


Vos commentaires
Les commentaires sont clos.