Exposition Grande basse-cour ce week-end à Montbéliard
René Greget, membre de la Société d’aviculture du Territoire de Belfort, présentera une quarantaine de sujets, dont ce magnifique coq brahma. Photo Jean Becker
Ce week-end se déroule la plus grande foire avicole de l’Aire urbaine à la Roselière à Montbéliard. 1 000 animaux à poils et à plumes seront présentés. Parmi les exposants, René Greget de Châlonvillars.
Organisée par la Société d’Aviculture du Territoire de Belfort, cette manifestation, baptisée cette année « salon de la basse-cour » se déroulera à Roselière à Montbéliard ce week-end. Un millier de sujets environ seront présentés par des 135 éleveurs venant de toute la France, d’Allemagne et de Suisse. Lors des concours, des juges officiels devront départager les animaux par rapport à des standards élaborés par les hautes instances européennes. Tous les animaux de la basse-cour seront représentés : oies, canards, poules, lapins, du géant au lapin nain, des pigeons de toutes les variétés et de toutes les couleurs pour le plaisir des yeux.
Une poule aux œufs verts
Parmi les éleveurs, René Greget, 79 ans de Châlonvillars, passionné depuis 60 ans par l’aviculture, à tel point qu’il possède plusieurs centaines de volatiles représentant une quinzaine d’espèces, dont certaines assez rare. Depuis qu’il s’est lancé dans l’élevage des volatiles et des lapins, il a décroché avec ses protégés une multitude de médailles et de coupes. Ce week-end, il sera présent à Montbéliard avec une quarantaine de sujets.
René Greget élève des grandes races de poules, telles que des orpingtons fauve, des brahmas perdrix doré, des leghorns dorées, la fameuse poule aux œufs verts, alors que toutes les autres espèces pondent des œufs blancs ou de couleur beige.
René Greget présentera également plusieurs poules naines, comme les ardennaises, les sebrights argentées à liseré noir, plus vieille race de poules anglaises, des nagazakis, des wyandottes dorées lacées bleues, une espèce assez rare en France, et plusieurs espèces de pigeons tels que des cauchois, des capucins, des têtes noires de Brives. L’éleveur a une histoire, car c’est lui qui, depuis Châlonvillars, en Haute-Saône, a fait homologuer cette race.
« J’avais un ami à Brives qui possédait cette variété de pigeons, raconte-t-il. Malheureusement, il était souffrant et ne pouvait par les faire homologuer, alors il m’en a donné et je les ai élevés à Châlonvillars. Il a fallu que je retrouve les standards de la race pour ensuite les présenter au salon de l’agriculture à Paris. Puis, en 1978, j’arrive enfin à les faire homologuer à Paris. Ainsi, ces pigeons qui avaient disparu sont sortis de l’oubli. Malheureusement, quelque temps après, leur propriétaire auvergnat décédait. Mais nous avions réussi à sauver cette race de pigeons. »
Le travail d’un éleveur est très prenant, surtout quand on a des centaines de bêtes. Il faut du temps pour préparer des animaux à un concours et René Greget y a consacré toute la semaine. « Pour les lapins, il faut leur couper les ongles, les épiler quand il y a des poils blancs dans un pelage noir. Quant aux poules et aux coqs, il faut les laver, les shampooiner, puis sécher le plumage au sèche-cheveux peignant, et ensuite lustrer les plumes avec de l’huile. Il faut aussi nettoyer la crête et les pattes », explique affirme l’éleveur haut-saônois. Ces animaux sont de véritables stars et « elles doivent être les plus belles pour passer devant le jury », ajoute René Greget.
Malheureusement, regrette ce passionné d’aviculture, on ne peut plus participer à autant d’expositions que l’on voudrait, car cela coûte de plus en plus cher en transport. « Je me rappelle encore quand c’était gratuit avec la SNCF pour envoyer ses animaux concourir aux quatre coins de la France. Aujourd’hui, je me contente de participer aux concours de la région ». René Greget a quand même, au cours de sa longue carrière d’éleveurs, décroché des grands prix d’exposition et même le prix du Président de la République.








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