Territoire de Belfort 800 fûts toxiques abandonnés dans un hangar à Giromagny
France Nature Environnement a découvert 800 fûts entreposés à même le sol en terre battue dans un hangar en bois.
C’est par hasard, au cours d’une réunion à Besançon, que Gérard Groubacht, président de France nature environnement pour le Territoire de Belfort, (FNET) a découvert que des produits toxiques étaient entreposés dans une ancienne usine à Giromagny.
France nature environnement, qui craint une pollution majeure de la nappe phréatique qui se trouve à Sermamagny, à 5 kilomètres du site, a alerté les pouvoirs publics.
Gérard Groubacht, lors de la réunion de la commission départementale de l’environnement et des risques sanitaires technologiques (Coderst) à Besançon, a appris avec stupéfaction que 800 fûts contenant des produits toxiques étaient entreposés dans les anciens hangars en bois des usines ex-Maglum, CTAA et Sophial, cette dernière ayant déposé son bilan en septembre 2004. Et depuis, rien. Avant cette réunion, personne n’avait été informé de ces faits. « Les fûts que j’ai pris en photos sont entreposés sur de la terre battue, ce qui veut dire que la moindre fuite peut s’infiltrer », affirme Gérard Groubacht. Au cours de cette réunion, à la suite d’un rapport de la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) qui œuvre entre autres pour assurer la sécurité face aux risques et préserver la santé et l’environnement, l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a été chargée d’entreprendre les travaux pour la mise en sécurité du site, avec le début du chantier cet été.
« Il y a entre 100 à 150 tonnes de polluants, et certains fûts portent encore des étiquettes datant de l’entreprise CTAA, c’est-à-dire de plus de dix ans, dénonce le responsable de France nature environnement. Aujourd’hui, la dépollution du site est estimée à 300 000 euros, et ce ne sont pas les pollueurs qui vont payer, mais bien le contribuable. »
FNE craint une pollution, car on ne connaît pas exactement la nature des produits entreposés. Il y a, selon le président, des risques d’incendie, d’explosion et d’inhalations toxiques par les vapeurs qui s’échappent des fûts. « Heureusement, aujourd’hui, le site est fermé à clé, mais ce n’était pas le cas avant mon passage », précise l’écologiste. Les protecteurs de la nature sont inquiets, car il y a trois bassins de décontamination sur le site. Des sédiments sont pollués et un ruisseau, qui rejoint la Savoureuse, coule à 400 m du hangar. Le site de la Dreal note qu’il y a des doses d’arsenic supérieures aux normes autorisées. « Mon action est de faire bouger les choses, car j’ai le sentiment que l’on ne nous dit pas toute la vérité », assure Gérard Groubacht.








pour ajouter le tag de la page à vos tags favoris.
effacer tout


Vos commentaires
Vous devez vous connecter pour poster un commentaire
Connectez-vous pour laisser un commentaire
Se connecter