Des étudiants étrangers qui suivent la campagne électorale avec curiosité

le 20/04/2012 à 05:00 Jacques Balthazard
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Dieudonné, 21 ans, étudiant à l’UTBM, de nationalité centrafricaine.  Photo JBD

Dieudonné, 21 ans, étudiant à l’UTBM, de nationalité centrafricaine. Photo JBD

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Ces élèves ingénieurs venus d’horizons lointains suivent la campagne pour l’élection présidentielle française avec une évidente curiosité qui n’est pas qu’intellectuelle.

Duan, 22 ans, élève ingénieur dans la filière « matériaux », un des nombreux étudiants chinois à l’Université de technologie de Belfort Montbéliard (UTBM), suit plus particulièrement la campagne du Front de Gauche, mais en précisant que c’est « le Parti communiste qui m’intéresse. C’est très différent de ce qui se passe chez nous. Les débats sont intéressants. Je suis cela sur le net et en lisant les articles du Monde, de l’Économiste aussi, deux à trois fois par semaine. Cela n’est pas ennuyeux du tout ».

Dieudonné, 21 ans, élève ingénieur en génie mécanique, vient de République centrafricaine. Il suit la campagne électorale et apprécie « la qualité des débats » qu’il suit sur le petit écran. « C’est très différent de ce qui se passe chez nous, dit-il. Le débat sur l’immigration a retenu mon attention, à commencer par celui autour du décret Guéant. J’ai des amis qui, aussitôt leurs études terminées, ont été obligés de retourner en Afrique. »

« J’ai trouvé dans l’ensemble les débats de bonne tenue, poursuit l’étudiant. En Centrafrique, une campagne comme celle-là dure un ou deux mois au maximum. Ce n’est pas comme ici où les débats ont été engagés depuis des mois et des mois. » Janina, 22 ans, élève ingénieur, elle aussi en génie mécanique, vient de Roumanie.

« Chez nous, les comportements dans des élections de cette importance sont beaucoup plus extrêmes. Aussitôt collées, les affiches sont arrachées. En France, ce n’est apparemment pas le cas. Les débats ne donnent pas l’impression d’être trafiqués. On ne sent pas de la manipulation dans l’air, constate Janina. Je trouve les débats plutôt de qualité, avec des plus et des moins : il y a des sujets qui n’ont pratiquement pas été abordés. »

Peu de débats sur la crise économique

Hervé, 23 ans, élève ingénieur en génie mécanique, vient du Cameroun. Il suit aussi cette campagne électorale en raison de « la qualité des débats. Il y a de vraies confrontations d’idées et de projets. Chacun défend son projet politique. Je trouve cela intéressantet très positif ».

Il est toutefois un point que ces quatre étudiants évoquent comme une curiosité : « Il n’est pratiquement pas question de la crise économique qui frappe la France et l’Europeet de ses conséquences qui sont quand même sévères. »

Janina n’en est pas fondamentalement surprise. « Si les candidats en parlent peu, c’est qu’ils n’ont pas de recette miracle. Les marges de manœuvre sont très étroites. » Un point de vue que partagent Hervé et Dieudonné.

le 20/04/2012 à 05:00 Jacques Balthazard

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