Le Pays Glisser cette image dans la barre de tâches pour épingler le site Ajouter au menu démarrer
  • Actualité
  • Aire Urbaine
  • Ajoutez "Aire Urbaine" à vos tags favoris

Sécurité Les hôteliers et restaurateurs pris à la gorge par les nouvelles normes

le 22/02/2012 à 05:00 par Jean Becker

  • Imprimer
  • Favoris
  • A+
  • A-
  • Envoyer à un ami

Notez cet article :

Comme L’Auberge du bon accueil à Valdoie, de nombreux restaurants ou hôtels sont à vendre dans l’Aire urbaine. Photos Jean Becker

Comme L’Auberge du bon accueil à Valdoie, de nombreux restaurants ou hôtels sont à vendre dans l’Aire urbaine. Photos Jean Becker

1 / 2

Il faut de plus en plus de compétences en hygiène alimentaire, des mesures draconiennes en terme de sécurité, sans oublier l’accessibilité. Les restaurateurs et les hôteliers sont obligés de fermer leurs établissements sous peine d’être hors-la-loi.

De 2012 à 215, les établissements hôteliers et les restaurants sont obligés de se mettre aux nouvelles normes européennes dans le cadre d’une harmonisation entre les pays. Ce qui permettra d’attribuer des étoiles suivant les nouvelles catégories, puisqu’en France, affirme Sébastien Goudey, secrétaire départemental du syndicat des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et discothèques et trésorier au niveau national, « nous n’avions pas de « cinq étoiles ».

En effet souligne le syndicaliste, « il y aura beaucoup plus de transparence et de lisibilité pour la clientèle touristique étrangère, ce qui n’était pas le cas en France. Cette harmonisation a déjà eu lieu en Espagne et en Italie. Naturellement, cela oblige les propriétaires d’établissements, en fonction des catégories à se mettre aux nouvelles normes ».

Toutes ces obligations sont très contraignantes. Bien souvent, l’hôtelier qui entreprend ces travaux aura du mal à rentabiliser son investissement, notamment en ce qui concerne les travaux pour rendre accessible l’établissement aux personnes handicapées.

La plupart des hôteliers doivent donc investir pour se mettre en conformité avec une loi qui n’apporte pas de plus-value financière au niveau des chambres. Des petits hôtels, comme Le Soleil à Mélisey ou Le Nord à Delle, ont tout simplement mis la clé sous la porte.

« C’est plus facile de construire un bâtiment neuf aux normes que de se lancer dans la rénovation », commente Sébastien Goudey, avant d’évoquer les nouvelles normes incendie. « Avec certains hôtels qui ont brûlé dans la région, comme celui de L’Europe qui avait fait quinze morts à Belfort, les visites de sécurité sont très exigeantes. Les services du SDIS (service départemental d’incendie et de secours) et ceux de la préfecture sont plus attentifs et moins conciliants », affirme le responsable syndical. Et d’ajouter qu’il faudrait appliquer ces mesures « à tous les types d’hébergement qui reçoivent du public ». Sébastien Goudey cite les chambres d’hôtes qui ne sont pas obligées d’avoir un extincteur et des alarmes de détection de fumée : « Il s’agit quand même de lieux de sommeil avec des risques identiques aux hôtels. »

Les nouveaux matériaux ignifugés ont un certain coût. « Les matériaux coupe-feu et retardateur, note Sébastien Gougey, sont 5 à 10 fois plus chers. Sans parler des plaques de plâtre ignifuge, des parquets et des moquettes antifeu. Le plus onéreux, ce sont les portes coupe-feu. Avec tout cela, on met à mal la trésorerie des petits exploitants hôteliers. Et là, pas de dérogations. » Ainsi, des indépendants n’ayant pas toujours les ressources nécessaires pour assurer les transformations, des chaînes hôtelières rachètent ces hôtels pour les rénover. Ce fut le cas du Modern Hôtel en face la gare de Belfort, qui est passé Best Western.

Et il en est de même pour les restaurants, contraints aux nouvelles normes d’hygiène et de traçabilité. Certains comme Le Saut de la truite au Ballon d’Alsace changent d’orientation et se lancent dans la détente et le spa.

D’autres jettent l’éponge. Belfort a perdu en quelques années Le Sabot d’Annie et le restaurant Servin.L’Aubergedu bon accueil à Valdoie est à vendre, L’Auberge du rail idem. Toujours dans la Cité du Lion, Au sel des mers n’a pas tenu un an, sans parler du Tonneau d’Or fermé depuis plusieurs mois. Il faut du courage aux jeunes qui s’installent… alors que la profession offre des emplois. Une vingtaine sont à pourvoir dans le Territoire de Belfort.

le 22/02/2012 à 05:00 par Jean Becker

Vos commentaires

Poster un commentaire

Réagissez aux articles / Connectez-vous

Vous n'avez pas encore de compte, cliquez ici.

Email
Mot de passe Mot de passe oublié ?

Consulter également les tags

Cliquez sur Ajoutez "Art et Culture" à vos tags favoris pour ajouter le tag de la page à vos tags favoris.

Faites un "clic droit" sur le tag pour le supprimer.

Tags favoris Qu'est ce que c'est ?

chargement Bloc Ioomyz...
Registered domain name and website informationNoms de domaines enregistrés jour après jourFind country, city or place information around the worldFind restaurant around the world by city or countryFind ZIP Code around the world by city or countryFind ZIP Code in United States of America - USARechercher un code postal partout dans le monde (USA, France, Allemagne, Suisse, ...)Recherche un code postal en france pour une ville ou une commune