Présidentielle Jean-Pierre Chevènement veut un moteur pour la zone euro
« Il y a une impression de douceur et de puissance », confie Jean-Pierre Chevènement après avoir testé 3008 Hybrid 4. Photo Patricia Louis
Au volant de la 3008 Hybrid 4 qu’il a testée dans les rues de Montbéliard, Jean-Pierre Chevènement plaide en faveur d’une Europe « réaliste » et « européenne », comme disait le général de Gaulle.
« Il y a une impression de douceur et de puissance. Elle ne fait pas de bruit et on passe d’un régime à l’autre, c’est magnifique ». Jean-Pierre Chevènement est conquis par la 3008 Hybrid 4 et échangerait volontiers sa 308 berline pour ce modèle livré aux premiers clients début 2012. Il peut d’ores et déjà se mettre sur les rangs via internet pour en faire l’acquisition pour la somme de 35 000 €. Il rêve de la tester sur les autoroutes allemandes où il n’y a pas de limitation de vitesse.
Dans son tour de France des entreprises, le candidat à la présidentielle a fait étape hier à Sochaux. Le site ne lui est pas étranger puisqu’il a, à plusieurs reprises, s rencontré les directeurs. Après Areva, GE, il est venu prendre le pouls du monde automobile. « Peugeot exporte, c’est rassurant ».
Jean-Pierre Chevènement s’inquiète de cet euro trop fort qui pénalise justement les exportations et la compétitivité. « On n’a pas besoin d’une monnaie aussi forte. La zone euro a besoin d’un moteur. Pour l’instant, il n’y a pas de moteur électrique, pas même un Diesel. C’est un planeur ».
Après l’accord intervenu hier sur la zone euro, il se montre sceptique. « Cet accord ne prévoit rien sur la Banque centrale européenne, qui doit pouvoir peser sur la politique de change. Il faut penser la croissance au lieu de la récession et avoir une vision dynamique des choses. Avec cet accord, nous nous enfermons dans la stagnation pour les dix prochaines années ».
Le candidat est favorable à une monnaie moins chère et regrette que le candidat socialiste n’en fasse pas une priorité. « J’essaie de faire bouger les lignes », confie-t-il. Et d’ajouter : « I l faut une croissance européenne pour préserver une souveraineté budgétaire ». Avant de se lancer dans un plaidoyer en faveur d’une Europe « réaliste » et « européenne » comme disait le général de Gaulle.
En campagne, le candidat avoue avoir démarré en mode électrique et économique avant d’embrayer sur le mode sport. Sans caler bien sûr. Avec la 3008 Hybrid 4, c’est impossible, mais dans la vie politique, c’est autre chose.
* * *
Le chapeau de Mitterrand
Le candidat Jean-Pierre Chevènement est coiffé d’un borsalino.
Ce qui lui confère un air mitterrandien. « François Mitterrand
avait opté pour un chapeau qui n’était pas un borsalino pour
ressembler à Blum. Je l’ai accompagné quand il l’a essayé dans
une boutique de l’avenue Georges-V. Il n’a pas le monopole du
chapeau. Moi j’ai choisi le chapeau car je crains la pluie. C’est
comme pour le poing et la rose, c’est moi qui avais trouvé le
symbole après Épinay. Il y a eu confiscation ».








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