Tour de France 2012 Trois jours de rêve en Franche-Comté et dans le Jura suisse
le 05/10/2011 à 07:21 par Yvan Goepfert
Le samedi 24 juillet 2004, Besançon avait accueilli le contre-la-montre avant l’arrivée aux Champs-Élysées. Archives Lionel Vadam
Si le Grand Est avait été oublié en juillet 2011 sur le tracé de la Grande Boucle, en revanche, l’été prochain, la Franche-Comté sera gâtée avec trois jours complets de festivités du 7 au 9 juillet. Les Vosges saônoises, le Haut-Doubs, le Jura suisse devraient précéder un somptueux contre-la-montre entre Arc-et-Senans et Besançon.
Le dénouement approche. Le mardi 18 octobre en fin de matinée à Paris, sera officiellement dévoilée la carte du Tour de France 2012. Ainsi que nous avons pu l’évoquer dans nos précédentes éditions depuis la mi-août, il se confirme au gré des informations que nous avons recueillies, que la Grande Boucle séjournera durant trois étapes en Franche-Comté.
Une rampe de 18 % à l’arrivée de La Planche des Belles-Filles !
Le samedi 7 juillet, c’est donc la Haute-Saône qui sera bien servie lors d’une étape où les coureurs arriveront de Lorraine (Tombelaine près de Nancy ?). Yves Krattinger a déjà eu l’occasion de s’exprimer, notamment au cours de la réunion du Conseil général de lundi (lire notre édition d’hier). Le président du CG70 est responsable de la convention qui lie les départements de France et Amaury sport organisation (ASO) grand patron du Tour de France. Et à ce titre, il est toujours invité à Paris lors de la découverte du tracé de l’édition suivante.
Le parcours rêvé en Haute-Saône ? « Disons que si l’on est retenu, nous avons fait part de nos souhaits. Et c’est vrai que nous aimerions, durant la dernière heure de course, au moment où la fréquentation est la plus élevée devant le petit écran, que les téléspectateurs voient cette belle micro-région des Mille-Étangs ».
On peut donc imaginer que le peloton sillonnerait les petites routes à proximité du Mont-de-Fourche, avant de redescendre dans la vallée de l’Ognon de Servance à Mélisey. Ensuite, comme il n’y a de toute façon pas la possibilité de passer par le col du Ballon de Servance, l’étape se poursuivrait par le col de la Chevestraye ou éventuellement par la vallée du Rahin (Champagney). Sachant que tout laisse à penser que c’est bien la montée de La Planche-des-Belles-Filles qui servirait de juge de paix. Un budget d’un demi-million d’euros a été voté à l’unanimité lundi au Conseil général « afin d’être prêt pour une arrivée du Tour de France si la Haute-Saône est retenue », a déclaré Yves Krattinger lors de cette réunion.
Dans les travaux d’aménagement programmés, figure la création d’un mur d’arrivée de 200 à 300 mètres, à 18 % ! Thibaut Pinot, originaire de Mélisey, à quelques lieues de là, grand espoir du cyclisme français et qui devrait être au départ du Tour 2012, doit déjà en saliver.
Belfort-Porrentruy : très nerveux
Ce sera un raidillon de 300 mètres à 18 % qui pourrait encore désigner les héros de l’étape suivante, le dimanche 8 juillet entre Belfort et Porrentruy. Avant d’achever les 15 derniers kilomètres qui mèneront à la capitale d’Ajoie, les coureurs devraient franchir le col de la Croix, au-dessus de Saint-Ursanne. Comme ce fut le cas le mois dernier lors de l’arrivée du Tour de l’Avenir.
À Porrentruy, comme pour le site de La Planche-des-Belles-Filles, un important aménagement sera fait sur le site d’arrivée (ancien aérodrome de Courtedoux). Quant au tracé de l’étape, il semblerait que le peloton se rende d’abord de Belfort aux environs de Maîche, via le Pays de Montbéliard (Sochaux, Audincourt et la côte de Bondeval ?). Pour rejoindre la Suisse, la route la plus « logique » paraît Goumois. Ensuite, entre Saignelégier et Saint-Ursanne, il y a suffisamment de côtes bien sélectives pour « énerver » les spécialistes des grimpettes.
L’étape du dimanche devrait être d’autant plus nerveuse, qu’elle serait écourtée en vue d’un difficile exercice du contre-la-montre individuel dès le lendemain, programmé entre la saline royale d’Arc-et-Senans et Besançon.
Un contre-la montre « royal » entre Arc-et-Senans et Besançon
La capitale comtoise est candidate presque chaque année et on se souvient qu’il y a quelques années, à l’arrivée d’une étape Colmar-Besançon, le maire Jean-Louis Fousseret avait rêvé d’un contre-la-montre entre Arc-et-Senans et Besançon. Il a dû militer dans ce sens notamment grâce aux liens étroits qu’il entretient avec Christian Prudhomme le boss du Tour.
Au musée du Temps, Jean-Louis Fousseret avait alors indiqué que Besançon devait être une ville du contre-la-montre avec son étiquette de capitale mondiale de la montre et du chronomètre, avec Breitling, Festina et Maty. Et puis, sans doute dans la tête du maire a dû germer l’idée de relier deux sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco (la saline et la citadelle).
En tous les cas, deux CLM individuels sur un même tour (parce qu’on n’imagine guère que le traditionnel chrono du samedi avant l’arrivée aux Champs soit oublié), ce serait assez exceptionnel.
Ce qui exceptionnel, c’est ce que les fans de la petite reine vont vivre du 7 au 9 juillet en Franche-Comté.
le 05/10/2011 à 07:21 par Yvan Goepfert
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